Faux souvenirs induits : quand une actualité judiciaire éclaire un sujet suivi par l’AFSI

Faux souvenirs induits une actualité judiciaire suivie par l’AFSI - Alerte Faux Souvenirs Induits

Faux souvenirs induits : quand une actualité judiciaire éclaire un sujet suivi par l’AFSI

Le 5 juillet 2026, Le Parisien a publié un article signé Ronan Folgoas consacré à une procédure judiciaire concernant une psychothérapeute appelée à comparaître devant le tribunal correctionnel de Créteil en septembre.

Selon les éléments rapportés par le journal, cette professionnelle est poursuivie dans une affaire où il lui est reproché d’avoir induit de faux souvenirs de violences sexuelles chez deux patientes. La personne mise en cause conteste toute intention de manipulation et affirme avoir recueilli la parole de ses patientes.

Cette actualité doit être abordée avec beaucoup de prudence. Elle concerne une procédure en cours, des personnes directement touchées, des familles profondément éprouvées et des accusations graves. L’AFSI ne commente pas les responsabilités individuelles et ne se substitue ni à la justice, ni aux enquêteurs, ni aux professionnels de santé.

Un sujet au cœur des missions de l’AFSI

Si l’AFSI relaie cette actualité, c’est parce qu’elle met en lumière un sujet que l’association suit depuis de nombreuses années : les situations dans lesquelles des souvenirs peuvent être influencés, renforcés ou reconstruits dans un cadre thérapeutique inadapté, au point de provoquer des accusations, des ruptures familiales et des souffrances durables.

Dans son article, Le Parisien rappelle également les constats portés par l’AFSI sur le nombre de familles concernées en France et en Belgique. La présidente de l’association a pu apporter des éléments de contexte au journaliste sur les situations rencontrées par l’AFSI et sur les conséquences humaines que peuvent entraîner les faux souvenirs induits.

Cette reconnaissance médiatique ne change pas la posture de l’association : informer avec sérieux, écouter avec humanité, alerter avec prudence et protéger les personnes concernées.

Protéger la parole des victimes, tout en alertant sur les dérives

L’AFSI rappelle avec fermeté qu’il ne s’agit jamais de nier la réalité des violences sexuelles, de l’inceste ou de la maltraitance. Ces violences existent, elles doivent être entendues, prises au sérieux et traitées par les autorités compétentes.

Mais l’association alerte aussi sur certaines pratiques thérapeutiques déviantes ou suggestives. Dans des situations particulières, une personne fragilisée peut être conduite à interpréter son mal-être à travers une grille unique, parfois centrée sur des violences supposées, sans recul suffisant ni vérification possible.

Ces situations demandent une grande prudence. Elles ne doivent ni conduire à disqualifier la parole des victimes réelles, ni empêcher d’entendre les familles qui décrivent une rupture brutale, une emprise possible ou des accusations apparues dans un contexte thérapeutique préoccupant.

Un besoin d’écoute et de repères

Pour les familles concernées, ces situations sont souvent très difficiles à comprendre. Les proches peuvent se retrouver face à une rupture soudaine, à des accusations graves, à une impossibilité de dialoguer ou à un sentiment d’impuissance.

L’AFSI propose un espace d’écoute confidentiel, sans jugement, pour aider les personnes à mettre des mots sur ce qu’elles vivent, à mieux comprendre les mécanismes possibles et à identifier les démarches adaptées.

L’association n’établit pas la vérité judiciaire d’une situation. Elle accompagne, informe et oriente vers les interlocuteurs compétents lorsque cela est nécessaire : avocat, médecin, service d’enquête, autorité judiciaire, professionnel qualifié ou structure spécialisée.

Lire l’article du Parisien

L’article de Ronan Folgoas est disponible sur le site du Parisien : Lire l’article du Parisien

L’Unadfi a également relayé cette actualité dans le cadre de sa veille sur les dérives, la psychothérapie et les phénomènes d’emprise : Lire la reprise de l’Unadfi

Pour préserver la confidentialité des personnes concernées, l’AFSI choisit volontairement de ne pas reprendre ici les détails personnels de l’affaire. L’objectif est d’informer sans exposer les familles, les proches ou les personnes accompagnées.

Les familles, proches ou personnes concernées par une situation de doute, de rupture ou d’emprise possible peuvent contacter l’AFSI dans un cadre confidentiel, avec prudence, respect et humanité.