Conclusions

A F S I

Alerte Faux Souvenirs Induits

Maison des Associations du 20e – BAL n° 31

1/3 rue Frédérick Lemaître – 75020 PARIS – Métro :  Jourdain – Ligne 11 -

Tél. : 06 81 67 10 55

Conclusions

• Les faux souvenirs

Nous pouvons dire aujourd’hui que la majeure partie des professionnels de santé, chercheurs ou scientifiques, qu’ils soient Francophones, anglo-saxons ou Américains, sont unanimes pour dire que les souvenirs retrouvés en thérapie sont souvent suggérés par le thérapeute lui-même.

Bien sûr, chaque famille a une histoire différente mais la pratique des faux souvenirs est identique chez tous les thérapeutes déviants, souvent auto-proclamés qui induisent, via diverses techniques de manipulation mentale, des traumatismes inexistants dans l’esprit de leurs patients entraînant chez eux une destruction psychologique grave ainsi qu’une dépendance aliénante avec leur thérapeute.

• La mémoire – Le refoulement – l’amnésie infantile

Ces mêmes professionnels sont unanimes pour dire que la mémoire ne fonctionne pas comme un ordinateur, et que les souvenirs sont malléables, surtout les plus anciens.

Les souvenirs traumatiques n’ont pas tendance à être « refoulés » ou « occultés » bien au contraire, ils restent présents dans la mémoire.

Quant à l’amnésie infantile elle est normale, tous les scientifiques disent que les souvenirs retrouvés avant l’âge de 4 ans sont souvent de faux souvenirs.

Que dire des souvenirs de jeunes femmes qui accusent leurs parents, membres de notre association, et ont le souvenir d’avoir été violées à … 9 mois, un an – 2 ans – 2 ans et demis… certaines se rappellent même comment elles étaient vêtues…

Ce sont des fantasmes alimentés par le thérapeute qui les a fait travailler sur des photos, ce que l’on appelle : l’imagerie guidée.

 Voici ce qu’écrit Elizabeth Loftus, spécialiste de la mémoire, dans son livre « le syndrome des faux souvenirs » sur le refoulement et le trauma :

(…) Le refoulement n’est pas la mémoire normale, elle essaie intentionnellement de ne pas penser à l’événement qui dérange c’est « l’oubli motivé » et cela n’a rien à voir avec le refoulement.
(…) L’amnésie rétrograde est la réduction de la capacité à se rappeler les événements ou les expériences qui se produisent avant une blessure ou un choc au cerveau.
(…) Il existe une autre forme d’amnésie appelée « amnésie traumatique » (ou psychogénique) et c’est cette catégorie qui est souvent confondue avec le « refoulement ».
(…) L’amnésie post-traumatique doit être distinguée des « blackout » de la mémoire dus à la maladie, l’alcool, de blessures graves du cerveau, qui empêchent les souvenirs de se former dans le cerveau. Avec ces « blackout » il n’y a rien à retrouver car il n’y a rien d’enregistré.
(…) Le refoulement doit être basé sur des preuves. Dans les cas d’amnésie il existe de la documentation, des preuves connaissables, sûres, qu’il y a eu blessures et que la perte de mémoire était imputable aux traumatismes. 
(…) Mais où sont les preuves des souvenirs refoulés ? comment peut-on prouver que quelqu’un puisse endurer des tortures sexuelles et rituelles et répétées et en refouler le souvenir jusqu’au moindre incident tout en pensant que sa vie de famille était heureuse et ordinaire ? 
(…) Comment prouver qu’il est possible d’avoir été violé depuis sa plus tendre enfance jusqu’à son adolescence et d’avoir refoulé tout souvenir de ces événements et des sentiments qu’ils provoquent.
(…) Comment prouver qu’il est possible de refouler des épisodes d’abus qui se sont produits dans l’enfance, puis de s’en souvenir soudain avec des détails si intenses ? (…)

• L’amnésie traumatique :

Les spécialistes nous disent que la mémoire d’un souvenir est évolutive et change selon les âges et les circonstances de la vie,  alors que le traumatisme, s’il a eu lieu, laisse la victime dans le passé, le souvenir ne passe pas et se rappelle sans cesse.

• La mécanique du traumatisme psychique

Lors d’un événement traumatique violent, comme un accident ou un viol, les spécialistes nous disent que la peur ayant été si forte, la victime développe un signal d’alarme qui l’empêche de s’exposer une seconde fois.

Avis aux adeptes de l’amnésie post-traumatique : lisez les textes de Boris Cyrulnik et René Garcia. Si l’amnésie post-traumatique est reconnue pour les grands blessés cérébraux elle n’a jamais été prouvée scientifiquement pour les souvenirs, même traumatiques.

• Le corps a t’il une mémoire

Les défenseurs de cette théorie, nous disent que les victimes oublient totalement un traumatisme mais que le corps en garde le souvenir. Elles n’ont pas de souvenirs mais en ont « le ressenti » …

Mac Nally nous explique : 
Quand le corps garde le souvenir, l’esprit le garde aussi…

• La recherche

La recherche nous explique que les faux souvenirs ressemblent aux vrais et qu’il est parfois difficile de croire une victime qui se dit abusée sans corroboration des faits. Depuis les années 2000, les Cours américaines de Justice sont devenues très prudentes pour les accusations tardives d’abus sexuels.

La recherche nous montre également que si l’on peut s’accuser d’un crime que l’on n’a pas commis,  on peut, à l’aide de questions très dirigées, croire avoir été abusés dans l’enfance.

• Souvenirs d’incestes – vrais souvenirs – faux souvenirs – fantasmes et mensonges

Nous constatons dans notre association que pour certaines jeunes femmes accusatrices, les souvenirs retrouvés sont souvent des fantasmes voire des mensonges, alimentés par leur thérapeute-charlatan.

• Condamnation d’un thérapeute

Avril 2012 – premier procès en France contre un thérapeute qui s’érigeait en « gourou » pour mieux manipuler ses victimes et leur induire des faux souvenirs.

Février 2015 – ce thérapeute a été condamné ainsi que son épouse jugée complice pour abus de faiblesse – Dès l’annonce de sa condamnation le thérapeute a fait un pourvoi en Cassation pour demander l’annulation de ce procès. En Octobre 2015, la Cour de Cassation informait la plaignante que Benoit Yang Ting se désistait de sa demande de pourvoi en Cassation.

Remarque finale

Nous pouvons dire que les faux souvenirs sont une horreur, aussi bien pour les enfants accusateurs que pour les parents accusés. Les parents nous disent que leur vie, après les accusations, a totalement changé, la famille est détruite :

«Ils ne vivent plus,  ils survivent.»

Il en est de même pour les enfants accusateurs revenus sur leurs accusations,

Ils nous disent « ce ne sera plus jamais comme avant »

D’ailleurs Elizabeth Loftus, dans son livre « le syndrome des faux souvenirs écrit :

(…)  l’enfant non abusé à qui l’on a fait croire qu’il ou elle avait été abusé (e) sera marqué (e) à vie par un traumatisme alors qu’il n’y a jamais eu d’abus…

(…)  Il en est de même pour les parents et la famille faussement accusés qui sont traumatisés et des milliers de familles innocentes sont détruites.

Ceci à l’attention des enquêteurs et des magistrats qui liront ce document :
L’ A F S I est pour une Justice équitable pour tous et qui soit favorable aussi bien :

  • aux vraies victimes d’abus sexuels
  • aux victimes de pseudo-thérapeutes qui leur ont fait croire qu’elles avaient été abusées dans leur enfance
  • à toutes les familles qui sont faussement accusées.