Manipulation mentale induite par la psychothérapie

vendredi 27 avril 2012

Extrait de psychologie.psyblogs.net, 2012 : Manipulation mentale induite par la psychothérapie

C’est probablement l’un de "côtés obscurs" de la psychothérapie, illustrée par des exemples tels que celui de Nadean Cool, aide soignante chez qui son psychiatre avait implanté de faux souvenirs d’abus sexuel et de violences infantiles des plus folles. La psychothérapie mal instrumentalisée, a le fâcheux pouvoir d’implanter de faux souvenirs chez les patients, en particulier lorsque ceux-ci sont sujets à la suggestion, et que le thérapeute est convaincu que des abus (sexuels, la plupart du temps) dans l’enfance expliquent le moindre trouble psychologique à l’âge adulte.

De par sa nature, la psychothérapie est une arme dangereuse si elle n’est ni contrôlée, ni pratiquée à bonne escient. On ne s’improvise pas thérapeute de l’esprit, à moins d’aimer jouer les apprentis-sorciers. Même les thérapeutes d’expérience doivent être confrontés à une constante remise en question de leurs activités, s’ils souhaitent continuer à pratiquer en respectant patients et déontologie.
Certains de ces thérapeutes, par leur conviction personnelle, leur enrôlement dans des approches thérapeutiques à la limite de la croyance sectaire, ou par simple éducation en l’absence de critique et d’auto-critique, se tournent vers des modèles thérapeutiques évoqués sous le nom de thérapie de régression (ou de mémoire refoulée, de souvenirs réfoulés, etc...). Ces approches incluent la conviction quasi-dogmatique, d’aspect freudien, selon laquelle la majorité des troubles psychologiques (précisément, d’origine psychogène) trouvent leur explication dans l’existence de souvenirs inconscients d’abus sexuels refoulés.
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